PROCESSUS CRÉATIFS
Pour chaque œuvre, il y a d’abord un temps de recherche.
Je rassemble des images, des textures, des œuvres qui me touchent ou me provoquent.
Elles ouvrent des pistes, créent des résonances, sans que je sache encore où elles vont mener.
Ce chemin n’est pas linéaire.
Il se construit par essais, par glissements, par superpositions,
jusqu’à ce qu’une forme commence à s’imposer.
Partage
Recherche et construction
Passage à l’œuvre
PARTAGE s’est construit autour d’une envie d’ouverture.
Le personnage vient à la rencontre du regard, dans une posture presque joueuse, comme une invitation à entrer dans un univers en mouvement.
Les motifs géométriques se développent autour d’elle avec précision, cherchant un équilibre entre structure et liberté. Certaines formes restent volontairement laissées ouvertes, afin de créer des respirations et de laisser circuler l’ensemble.
Le sourire agit ici comme un langage silencieux : une manière d’offrir quelque chose sans tout dévoiler.
À travers cette œuvre, je poursuis ma recherche autour du dialogue entre construction graphique, présence humaine et espace intérieur.
PARTAGE parle d’un lien possible:
celui qui se crée lorsque l’on accepte de montrer une partie de son monde sans recherche à tout contrôler.
Alliance
Visuels de références
Image générée par IA à partir de mon propre prompt, utilisée comme support de recherche visuelle pour explorer le lien entre peinture et textile.
Recherche et construction
Passage à l’œuvre
Alliance naît d’une intention initiale de recherche libre, proche du collage.
Très vite, le besoin d’un support qui me parle réellement m’amène à construire une image.Le dessin s’organise alors autour d’une idée simple :
faire émerger le textile depuis la peinture.La couleur circule et se déploie, comme mise en mouvement.
Le tissu apparaît, prenant forme dans une explosion de couleurs et de possibilités.L’ensemble repose sur un sol en damier et un mur, qui viennent donner un cadre.
À l’intérieur de cette base, des éléments plus libres viennent ouvrir vers un espace imaginaire.Alliance devient ainsi une synthèse :
un dialogue entre peinture et couture, entre structure et transformation.C’est une image construite, pensée pour saisir rapidement ce qu’est Cou’TAG.
Et si…
Visuels de références
Artiste : anastassyia_drawings
Artiste: Lisa Henkel Art
Photographie de Yulia Sizykh
Collage préparatoire
Œuvre aboutie
Ce tableau explore la tension entre un imaginaire en mouvement et la nécessité de rester structurée.
Les formes graphiques noires et blanches recouvrant le regard traduisent un fonctionnement mental fait de boucles et de répétitions : une manière d’organiser le chaos plutôt que de le subir.
Le corps demeure présent, ancré, tenu par un vêtement structuré qui agit comme un cadre. Le sourire en coin marque une prise de position silencieuse, une force qui n’a pas besoin de se montrer pour exister.
À l’arrière-plan, le fond coloré évoque un monde intérieur libre et vivant. Les fragments dorés sont des traces assumées : des zones réparées, ou en voie de l’être.Et si… est une hypothèse tenue :
celle d’avancer malgré ce que l’on pense de moi, malgré ce que je pense de moi, et malgré ce que l’on m’a appris à croire.
Transition
Visuels de références
Artiste: Ginette Malouin
Artiste : olya_olikagrigoreva
Photographie d’ Inder Hans
Photographie de Frank Cone
Photographie de Miguel Cuenca
Photographie de Sonja Jordan
Collage préparatoire
Œuvre aboutie
Ce tableau est né sans que je sache exactement ce que je cherchais à dire.
J’ai commencé par une pivoine.C’est une fleur de mon enfance.
Elle me ramène immédiatement à mon grand-père, sans que j’aie besoin d’y réfléchir.
C’est étrange, parce que c’est une fleur rose, et le rose n’a jamais été une couleur que j’aimais particulièrement.
Et pourtant, cette fleur, je l’adore.Je crois que c’est sa générosité qui m’a toujours touchée.
Sa forme, le nombre de pétales, sa présence presque excessive.
Quand j’étais enfant, elle avait un parfum très fort.
Aujourd’hui, je ne sais plus si ce parfum est réel ou reconstruit par la mémoire, mais il est resté là.En travaillant cette pivoine, elle s’est transformée.
Peu à peu, elle est devenue le cornet d’un gramophone.
Comme si ce souvenir cherchait à émettre quelque chose, à se faire entendre.Le gramophone évoque pour moi une voix ancienne, une trace, quelque chose qui continue de vibrer même quand la personne n’est plus là.
La fleur ne se fane pas, elle se métamorphose en lieu de passage.Le colibri apparaît comme une présence discrète.
Il n’impose rien.
Il circule, il relie, il maintient le mouvement entre ce qui a été et ce qui est en train de se transformer.
Le colibri incarne une fragilité en mouvement, une forme de ténacité vitale que j’associe à l’enfance.Ce tableau parle de transmission, mais sans nostalgie.
Il parle de ce qui se déplace à l’intérieur, de ce qui change de forme pour continuer d’exister autrement.